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Sanders

Bienvenue au centre de Sourches, unique en Europe

Les auges individuelles sur peson permettent de connaître à 1% près la consommation des animaux. Photo : N. Tiers/Pixel image

La firme d'alimentation animale Sanders (groupe Avril) a inauguré le 5 novembre son nouveau bâtiment vaches laitières à la ferme d'innovations et de recherches de Sourches à Saint-Symphorien (Sarthe). Elle n'hésite pas à la présenter comme "la station expérimentale la plus puissante d'Europe" dans le domaine de la production laitière.

80 vaches sont entrées en septembre dans ce bâtiment de 144 places en production laitière
(192 places au total) ; l'objectif étant d'atteindre l'effectif de 120 vaches. Chaque place a coûté
8700 euros (1,7million d'euros au total) auxquels il faut ajouter les coûts spécifiques aux équipements dédiés à l'expérimentation.

L'équipement phare de ce nouveau bâtiment consiste en 80 auges individuelles sur pesons qui vont permettre de connaître avec précision le comportement alimentaire de chaque vache : horaires, fréquences, durées, poids d'aliment consommé à chaque repas. Par ailleurs, les vaches seront pesées au moins deux fois par jour après leur passage au robot de traite.
Plus de 3000 données seront ainsi collectées chaque jour. Le laboratoire d'analyses Herd Navigator relié aux 2 robots de traite fournira plus de 100 000 analyses de lait par an.

De multiples possibilités de rations

La distribution des aliments est elle aussi entièrement automatisée. Dans la cuisine où la ration est mélangée et chargée dans le wagon de distribution suspendu, on compte 30 big-bags dédiés aux différents aliments complémentaires et minéraux, ainsi que 3 tables d'alimentation pour les fourrages (ensilage de maïs ou d'herbe, paille et foin) approvisionnées 3 fois par semaine. 4 heures par semaine seront nécessaires pour nourrir 120 vaches.


Le système Flexiway de canalisations souples (au fond à droite) permet de préparer des mélanges d'aliments à partir des 30big-bags de façon entièrement automatique. Photos : N. Tiers/Pixel image

 


Trois tables d'affouragement remplies 3 fois/semaine apportent l'ensilage de maïs, l'ensilage d'herbe, foin et paille, vers le tapis convoyeur qui alimente le bol mélangeur.

Selon les essais en cours, jusqu'à 20 rations différentes aux compositions très précises pourront être préparées chaque jour ; les possibilités de recettes étant multiples. La cuisine alimente également 12 distributeurs automatiques de concentrés (DAC) répartis dans le bâtiment.

Bertrand Renouf, directeur de la ferme de Sourches, indique :

Nous serons capables de comparer simultanément jusqu'à 8 lots de vaches et jusqu'à
24 aliments complémentaires.

Les pattes nettoyées au robot de traite

En dehors des équipements spécifiques à l'expérimentation, ce nouveau bâtiment se veut proche d'un bâtiment classique, afin de permettre le transfert des résultats de la recherche Sanders. Tous les équipements sont donc standard.

Il s'agit d'un bâtiment de 100m de long sur 43m de large, comptant 3 chapelles afin de faciliter la ventilation. Chaque chapelle compte un dôme transparent : 12% de la toiture permet ainsi l'entrée de lumière. La lumière est également apportée par des rideaux latéraux dont l'ouverture et la fermeture sont pilotées par une station météo. Des lampes sous la chapelle centrale permettent d'atteindre un éclairage de 16h sur 24h. Seuls les néons des 2 robots restent allumés toute la nuit. Enfin, un système de brumisation sera prochainement installé.


L'ouverture et la fermeture des rideaux latéraux sont pilotés par une station météo en fonction des conditions climatiques. Sur la droite, le wagon distributeur d'aliments suspendu sur un rail arrivant de la cuisine.

Du côté des sols, les logettes sont équipées de matelas et les aires d'exercice sont en béton ou recouvertes de tapis. Le couloir central du bâtiment qui compte les robots, les équipements de contention, les abreuvoirs et les brosses, est sur caillebotis. Les pattes arrière des vaches sont nettoyées par un jet automatique à chaque passage au robot de traite.


Dans le couloir central sur caillebotis, le bâtiment compte deux systèmes de contention collectifs permettant de bloquer chacun 12 animaux en position TPA. Au fond à droite, un des deux robots de traite.

Les vaches sont actuellement en phase d'adaptation à ce nouveau bâtiment : les robots de traite et les auges individuelles n'ont posé aucun problème d'adaptation. Il n'en est pas de même pour le couchage : certaines vaches se couchent sur les tapis des aires d'exercice et sont donc assez sales.

Un centre ouvert aux collaborations

Les expérimentations qui débuteront prochainement concerneront l'efficacité alimentaire de la ration, la formulation de nouveaux aliments et leurs effets sur la qualité du lait (nutritionnelle et technologique) et sur la réduction des gaz à effet de serre, ainsi que la santé des animaux conciliée à la démédication. Tout ce qui sera testé dans cet équipement, sera validé ensuite chez des éleveurs en conditions de terrain.

Xavier Beulin, président du groupe Avril, a souligné:

Ce nouveau bâtiment consolide le centre de Sourches, un centre important de la recherche privée. Nous sommes ouverts aux collaborations y compris avec la recherche publique.

Voir aussi :
Le Herd Navigator pour améliorer la reproduction
Sanders investit le Nord

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