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Rencontre FNPL - grande distribution

La hausse du prix du lait, c'est pour quand ?

La FNPL craint de perdre des éleveurs en route si le prix du lait ne grimpe pas plus rapidement. Photo : ricky_68fr-fotolia

Durant le premier semestre 2015, la FNPL estime le prix du lait payé aux éleveurs entre 300 et 310 euros/1 000 litres en moyenne. Dans un communiqué de presse du 12 juin 2015, elle juge ce prix trop faible :

Il manque 30 euros/1 000 litres sur le prix du lait, rien que pour compenser le niveau des charges sur le premier semestre.

La faute à un prix trop faible et également à des charges opérationnelles restées élevées malgré un cours des matières premières en berne.

Quid des six prochains mois ? La FNPL estime que les marqueurs économiques qui étaient jusqu’alors au rouge sont désormais passés à l’orange voire au vert. Malheureusement, il n’y a pas encore d’effet sur le prix du lait.

En France, il y a souvent un délai de trois mois pour que les signes du marché aient un effet sur le prix payé au producteur, volonté politique oblige. Il semble être avéré que la tendance est à un meilleur prix du lait, mais quand ? Peu d’économistes se mouillent pour annoncer quand cette reprise aura lieu.

La grande distribution à l’écoute des difficultés des éleveurs

En attendant cette reprise "certaine", la FNPL tente de mobiliser l’aval de la filière pour soutenir les éleveurs laitiers face aux difficultés qu’ils traversent. C’est pourquoi elle a convié l’ensemble des distributeurs1 à une réunion le 10 juin dernier. Dans son communiqué, elle rappelle la position des GMS sur ce sujet :

Les distributeurs se positionnent en faveur de l’élevage depuis plusieurs semaines. La grande distribution s’est montrée à l’écoute des difficultés des éleveurs laitiers. Les négociations commerciales qui ont eu lieu sont basées sur une valorisation du prix du lait. Le prix du lait payé aux producteurs ne peut plus être la variable d’ajustement de la reconstitution des marges de l’aval de la filière.

Pour ce faire, la FNPL souhaite que la grande distribution ne baisse pas les prix auxquels elle achète les produits laitiers aux entreprises de transformation laitière. Si la grande distribution semble volontaire pour agir afin de mieux rémunérer les producteurs de lait, elle a toutefois souligné que cet objectif ne peut aboutir favorablement sans l’engagement des transformateurs laitiers vis-à-vis des éleveurs.

Injecter de l'argent chez les industriels

La FNPL réunira donc dans les jours prochains ces entreprises laitières afin de leur demander de ne plus baisser leurs tarifs de manière déraisonnable simplement pour être référencé ou obtenir davantage de linéaires chez les distributeurs.

La FNPL se souvient d’une situation similaire en 2013 :

 La grande distribution avait alors complétement joué le jeu en injectant de l’argent dans les entreprises laitières. Argent qui était ensuite redescendu vers les producteurs, mais tardivement. Cette année, la réactivité de chacun des maillons devra sans doute être meilleure pour ne pas perdre des éleveurs laitiers en route.

  (1) Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché, Système U, FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution), LIDL (excusé)

Voir aussi :
Des pistes pour lutter contre la volatilité
Les propositions de la FNPL pour l'après-quotas
La FNCL optimiste pour le marché du lait en 2015
 

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