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Conjoncture

La reprise de la collecte de lait se fait attendre

Malgré un cheptel laitier bien ajusté, les éleveurs ne compensent pas le déficit en herbe par l'apport en aliments composés, souligne le ministère de l’agriculture. Photo : A.Cotens/Pixel image

En mai 2017, la collecte de lait de vache se replie de 2,9 % par rapport à mai 2016, selon la dernière note Agreste Conjoncture du ministère de l’Agriculture.
Le ministère indique :

Depuis le début du printemps, les conditions climatiques anormalement froides puis caniculaires perturbent la pousse de l'herbe. Ainsi, la reprise de la collecte se fait attendre en France et malgré un cheptel laitier bien ajusté, les éleveurs ne compensent pas le déficit en herbe par l'apport en aliments composés.

Le recul de la collecte concerne l'ensemble des bassins laitiers. Dans le Grand Ouest, la collecte ne baisse que de 0,8 % . Le repli est plus marqué dans les deux autres grands bassins laitiers, la Normandie (- 3,7 %) et le Grand Est (- 3,5 %). Les plus fortes baisses s'observent dans les bassins Charente-Poitou (- 7,6 %), Sud-Ouest (- 7,5 %) et Auvergne-Limousin (- 6,2 %). Notons que la part de la collecte de lait de vache bio représente 2,7 % de la collecte totale en mai 2017.
 
 

Le prix du lait standard stable sur un mois

En mai 2017, le prix du lait standard 38/32 g/l s’établit à 318 €/1 000 litres en moyenne et celui du lait à teneurs réelles à 334 €/1 000 litres. Le prix du lait standard augmente ainsi de 33 €/1 000 litres par rapport à celui observé un an auparavant et est quasiment stable par rapport au mois d'avril 2017. Le prix du lait à teneurs réelles est quant à lui supérieur de 35 €/1 000 litres au prix observé un an auparavant mais recule de 1 €/1 000 litres par rapport à avril 2017.
 
D’après Eurostat, la collecte laitière européenne (UE à 28) progresse légèrement en avril 2017 par rapport à avril 2016 (+ 0,6 %). L'évolution de la collecte reste cependant orientée à la baisse en Allemagne (- 3,2 %) et aux Pays-Bas (- 0,4 %). En revanche, elle progresse de près de 14 % en Irlande d'une année sur l'autre, augmente de 4 % en Pologne et dans une moindre mesure au Royaume-Uni (+ 0,9 %) et en Italie (+ 1,7 %).
 

Transformation : les matières grasses en recul de 10%

En mai 2017, les fabrications de produits laitiers évoluent de façon contrastée selon les produits. Les fabrications de lait conditionné baissent de 5,5 % par rapport à mai 2016, tandis que celles de yaourts et desserts lactés progressent de 1,5 % et celles de crème conditionnée de 10,1 %. Parmi les principales fabrications de fromages, celles de fromages frais diminuent de 7,3 % en mai 2017 par rapport à mai 2016, tandis que les fabrications de fromages à pâte molle augmentent de 11,6 % et celles de fromages à pâte persillée progressent de 5,6 %. Les fabrications de fromages à pâte pressée non cuite et celles de fromages à pâte pressée cuite reculent respectivement de 2,1 % et 2,4 % d'une année sur l'autre, alors que les fabrications de fromages à pâte filée progressent de 5,5 %.
 
Parmi les produits industriels, les fabrications de matières grasses reculent de 10,1 % tout comme celles de poudres séchées en baisse de 10,2 % par rapport au mois de mai 2016. Les fabrications de poudre de babeurre reculent de 5,1 % tandis que celles de poudre de lactosérum progressent de 5,7 % sur la même période.

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