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Filière laitière

Une collecte de lait en baisse

La production de lait est en baisse sur la fin d’année 2018.

Sur les mois de septembre et d’octobre, la production laitière est en légère baisse en Europe d’après le Cniel. En France, elle présente un fort décrochage avec une baisse de la production de 70 millions de litres entre fin avril et début novembre, ou elle atteint environ 430 000 millions de litres. Comparé à l’année précédente, sur les six dernières semaines, la production laitière se situe entre 4 et 5 % en dessous des volumes 2017. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochains mois en raison du manque des stocks fourragers dans de nombreuses régions. 

Une rémunération en dessous du prix standard

Côté rémunération, selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était au mois de septembre 2018 de 337 € les milles litres. Il se situe 14 € en dessous du prix standard du lait de vache toutes qualités confondues. Ce qui englobe le lait conventionnel, le lait bio et le lait destiné à la fabrication d’AOP.

Le prix du beurre reste élevé 

Concernant les prix des produits laitiers industriels, ils se sont redressés depuis le début de l’année 2018. En revanche, la situation reste contrastée selon les familles de produits. D’après le Cniel, le prix du beurre se maintient à des niveaux élevés à 5 000 € la tonne, un prix tout de même en retrait par rapport aux prix record de l’année dernière. La poudre de lait écrémé, quant à elle, reste encore à des niveaux très bas, en dessous du seuil d’intervention à 1 500 € la tonne.

Un marché proche de cette année

Quelles perspectives pour les mois à venir ? Plusieurs facteurs devraient contribuer à assainir la situation du marché des produits laitiers au cours des prochains mois. D’une part, le ralentissement de la production laitière en France et dans plusieurs pays européens. D’autre part, la diminution des stocks d’intervention de poudre de lait écrémé en Europe qui atteignent désormais un peu moins de 170 000 tonnes. Pour autant, tous les signaux ne sont pas aux verts. La production laitière se redresse en Nouvelle-Zélande, et les prix du beurre ne sont pas aussi élevés qu’il y a un an. Finalement, les perspectives globales de marché sur le début de l’année 2019 devrait être relativement proches de celles de 2018. 

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