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Betador

Ecopsi innove la conservation de la betterave

Le Betador est obtenu par broyage, pressage et ensilage de la betterave. Le produit est consommable 48h après fermentation. Photo : N.Tiers/Pixel Image.

Alors que les betteraves fourragères sont habituellement conservées fraîches, en tas, la société Ecopsi propose un nouveau mode de conservation : les betteraves sont broyées, pressées et ensilées.

Jean-Benoît Tierny, président d'Ecopsi et Thimothée Demeestere ont présenté leur produit, le Betador, à l'occasion d'une journée technique autour de la betterave fourragère organisée par quatre étudiants du BTS ACSE du lycée agricole Les Vergers de Dol de Bretagne en partenariat avec l'ADBFM le 21 février, dans une exploitation de la Manche.
Thimothée Demeestere explique :

Le Betador est obtenu, après lavage des betteraves, par pressage, broyage puis ensilage. Après 48h de fermentation, le fourrage est stable et homogène. Il peut être distribué immédiatemment et se conserve toute l'année.
Le jus de betterave issu du pressage peut être valorisé pour la méthanisation, pour la production d'alcool, il peut être reconcentré…

Le Betador a été produit pendant cinq ans à Attin, dans le Nord, à partir de betterave sucrière, dans une unité pilote attenante à la sucrerie Tereos.

Nous sommes actuellement en train de monter un partenariat avec un industriel pour développer le produit à partir de la betterave fourragère.

Amélioration des taux

Pour la société Ecospi, le Betador présente de multiples intérêts : bonne appétence pour les vaches, simplification de l'apport de la ration, meilleure fermentation ruminale, produit constant en rendement et qualité, etc.

Le procédé, breveté, a été expérimenté pendant quatre ans  ans au lycée agricole de Rethel (Ardennes). L'équipe a d'abord introduit quelques kilogrammes dans la ration en 2012, pour finalement le substituer totalement à l'ensilage de maïs en 2015 : les vaches ont reçu 35 kg brut de Betador et 6 kg brut de paille/VL/jour, plus correcteur azoté.

Sur la  dernière campagne, la ration à base de Betador a été comparée à une ration "témoin" à base de 29 kg brut d'ensilage de maïs, 12 kg de pulpes surpressées, 3 kg d'enrubanné, 2 kg de Rumiluz, 2 kg de foin, 1 kg de maïs grain et 1 kg de concentré.

Si la production de lait diffère peu en quantité avec le lot témoin,on observe une forte augmentation des taux. Le TB a progressé de 6,62 pts soit un gain de 9 852 euros pour 502 777 litres de lait livrés (à 2,96 €/1000l par point). Le TP a progressé de 1,92 points soit un gain de 5 203 euros (à 5,39 €/1000l par point).

Tous les conseils sur l'implantation de la betterave fourragère seront à découvrir dans Cultivar élevage n°698 du mois d'avril 2017.

À lire aussi :
La betterave c'est bon à croquer ou au couteau
Le site de la betterave fourragère

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