La référence technique au service des éleveurs

Alimentation

Maïs fourrage, une qualité mitigée

Publié le 15/11/2018 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Une qualité de maïs ensilage correcte malgré un été sec.
Cette année, la culture de maïs a dû s’adapter. Avec un printemps très humide et un été particulièrement sec, les rendements et la qualité des maïs fourrages 2018 se maintiennent à des niveaux honorables, d’après Arvalis.  

Pour l’institut du végétal, « les conditions météorologiques du printemps ont été plutôt favorables au développement du maïs malgré des semis retardés par les fortes précipitations en sortie hiver. L’été très sec sur une large partie de la France a pénalisé le remplissage des épis et des graines, donc les rendements. La qualité des ensilages de maïs 2018 est considérée comme moyenne ».

Des teneurs en MS élevées

Les teneurs en matière sèche (MS) à la récolte ont dépassées les attentes sur l’ensemble de la France. La moitié des chantiers d’ensilage ont été réalisé à plus de 34,8 % de MS, dont la moitié à plus de 38 % de MS, sachant que l'optimum est de 32 % MS. C’est en Centre-Val de Loire, en Bourgogne-Franche-Comté, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Poitou-Charentes et Limousin que la teneur en matière sèche des chantiers d’ensilage était la plus élevée avec des moyennes dépassant les 37 %.

Une faible teneur en amidon

La teneur en amidon au contraire n’est pas à la fête. Avec 28,3 % en moyenne, elle est inférieure de 4,5 points par rapport à 2017. En revanche, les teneurs varient d’une région à l’autre. Dans le Nord-Est et le Centre de la France par exemple, la teneur en amidon se situe entre 24,7 % et 27,3 % dû à la sécheresse qui a impacté ces régions durant l’été. 

En conséquence, ces maïs devront être intégrés avec précaution dans les rations des vaches laitières pour maintenir une fibrosité correcte de la ration et assurer un bon confort digestif. Un apport d’herbe sous forme ensilée ou enrubannée dans la nourriture pourra être réalisé pour ne pas dépasser le seuil de 23-24 % d’amidon dans la ration.

Des fibres bien digestibles

Bonne nouvelle du côté de la digestibilité des fibres (dNDF), qui présente une moyenne de 51,7 %. Ce fort pourcentage se retrouve dans les régions ou les ensilages ont été récoltés précocement comme dans le Nord-Est par exemple ou la moyenne atteint les 53,9 %. En revanche, les ensilages réalisés dans le Sud-Ouest présentent une digestibilité des fibres moyenne de 47,8 %.

Les teneurs en Mat (matières azotées totales) des ensilages de maïs sont en baisse de 0,5 points par rapport à 2017 soit 7,3 g de MAT/kgMS. Les valeurs azotées sont donc aussi moins élevées qu’en 2017 avec 3 g de moins PDIN soit une moyenne de 45 g/kgMS et 4 g de moins de PDIE soit en moyenne 67 g/kgMS.

Concernant les teneurs en UFL, elles sont également en légère baisse, - 0,02 UFL/kg MS en référence à 2017 pour atteindre en moyenne les 0,90 UFL/kg MS. Cependant, la moitié des ensilages de maïs présentent une valeur énergétique inférieur à 0,90 UFL/kg MS avec un écart-type élevé à 0,04. 
La majorité des maïs 2018 sont peu acidogènes, 75 % présentent une teneur en amidon dégradable inférieure à 272 G/kgMS.

Au vu de la forte hétérogénéité des ensilages de maïs inter et intra-région, Arvalis conseille de faire analyser son fourrage afin d’adapter la part de maïs fourrage dans la ration et d’optimiser sa complémentation.

1div class="articles-similaires-titre">Dans la même rubrique

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.