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Maintenir le pâturage

Le robot de traite mobile testé à Trévarez

La plate-forme expérimentale comprend un robot Delaval classique et un tank à lait montés sur remorques, une aire d’attente stabilisée et un silo d’aliment. Photo: D. Bodiou/Pixel image.

La ferme expérimentale de Trévarez, station des chambres d’agriculture de Bretagne dédiée aux vaches laitières, teste depuis le 13 mai le robot de traite mobile en position estivale. Cet équipement, le premier en France, vise à évaluer un système combinant robotisation de la traite et pâturage avec un parcellaire fragmenté, comme l’explique Pascal Le Cœur, responsable de la station:

Le robot de traite mobile a pour objectif de s’affranchir d’une contrainte que connaissent de plus en plus d’éleveurs : l’accessibilité au pâturage. Contrairement aux troupeaux, les surfaces accessibles ne peuvent pas toujours s’agrandir malgré les efforts pour favoriser les échanges parcellaires. Déplacer le robot, c’est une solution pour pouvoir maintenir une part d’herbe pâturée importante même lorsque le parcellaire est scindé en blocs distants. 

Un dispositif positionné dans un système bio

La plate-forme expérimentale a été installée pour six mois au cœur d’un îlot de parcelles groupées de
21,5 ha à 5 km du siège de l’exploitation. Elle comprend un robot DeLaval classique et un tank à lait montés sur remorques, une aire d’attente stabilisée et un silo d’aliment. On y trouve aussi de la haute technologie, car l’équipement n’est pas dissociable d’une liaison Internet. Ainsi, le Wimax permet la liaison en toutes situations géographiques, par antenne-relais ou liaison satellite.
 
Le dispositif reçoit actuellement 54 vaches laitières et leur suite. Il est affecté au système biologique, l’un des trois systèmes de production testés à Trévarez. Celui-ci repose sur une part élevée d’herbe, avec notamment un pâturage de mars à décembre.

Car, outre l’évaluation du système combinant robot mobile et pâturage, l’objectif du projet est de fournir des références sur l’alimentation des vaches laitières en agrobiologie. Le dispositif est toutefois destiné à l’ensemble des éleveurs privilégiant les systèmes fourragers à base d’herbe, comme le souligne Pascal Le Cœur:

L’herbe pâturée est le facteur de production le moins coûteux en production laitière, et l’ouest de la France est une des régions disposant du meilleur potentiel de production d’herbe. Le but est de proposer des itinéraires techniques aux éleveurs équipés d’un robot de traite recherchant du pâturage en plat unique de mai à octobre.

Herbe fraîche à la sortie du robot

Sur ce site estival d’une grande surface accessible, les vaches peuvent être éloignées de 800 mètres du robot de traite mobile. Pour assurer une bonne fréquentation de l’équipement, les animaux reçoivent
0,5 kg de céréales à chaque passage. La prairie a également été divisée en paddocks de 0,7 à 1 ha (soit 1,2 à 1,5 are/vache). Ainsi, l’alternance entre le paddock de jour et la parcelle de nuit avec fil avancé à chaque repas, permet de faire circuler les vaches. De cette manière, elles trouvent en permanence une herbe fraîche à leur sortie du robot.
Ces solutions semblent porter leurs fruits, avec une fréquence de traite variant entre 1,9 et 2 par jour.
 
En octobre prochain, l’ensemble vaches-robot-tank sera à nouveau déplacé vers le site hivernal, en bâtiment, pour de nouvelles expérimentations. 

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