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Conjoncture laitière

Le prix de la poudre de lait perd 300 € la tonne en deux semaines

Le prix de la poudre de lait dégringole. CP : Syda Productions/Adobe Stock.

La crise liée au Covid-19 et aux mesures mises en place pour limiter la pandémie désorganise profondément les marchés laitiers. Cette crise affecte très diversement les grands circuits de vente des produits laitiers français que sont le commerce de détail, l’exportation, les ingrédients vendus aux industries agroalimentaires et la restauration hors domicile. 

Les ventes de produits ultras-frais en hausse

Les ventes de produits laitiers sont globalement en baisse, aussi bien à l’exportation qu’à destination des industries agroalimentaires et de la restauration hors domicile. En revanche, le constat est davantage favorable pour le commerce de détail. Depuis le début du confinement, les ventes sont, en effet, en forte hausse pour le lait liquide, la crème, le beurre, les produits ultra-frais et les fromages ingrédients. Cependant, cette tendance favorable pour le commerce de détail ne concerne pas les fromages AOP et traditionnels, dont les volumes de vente ont baissé au cours des dernières semaines. 

Les prix du beurre et de la poudre de lait en baisse 

Cette réorganisation des marchés se traduit par une diminution du prix des produits industriels relativement modérée pour le beurre et beaucoup plus soutenue pour la poudre de lait écrémée. En l’espace de deux semaines, le prix de la poudre de lait écrémé a ainsi diminué de 300 € la tonne. 

Les prix du beurre ainsi que de la poudre de lait écrémé sont en chute libre.
Les prix du beurre ainsi que de la poudre de lait écrémé sont en chute libre. CP : Caption.


 

Vers une baisse de la production

La réorganisation des marchés et la baisse des prix des produits laitiers industriels interviennent alors que la production arrive dans sa période de pic saisonnier qui s’opère traditionnellement au cours du mois d’avril. Par conséquent, la période actuelle s’avère particulièrement critique d’un point de vue organisationnel compte tenu du degré de saturation de nombreux outils. De plus, elle risque également d’amplifier la tendance baissière des prix des produits laitiers industriels au cours des prochaines semaines. 

Activation possible de stockage privé

La filière laitière traverse actuellement une période de fortes turbulences. Les perspectives à venir sur les marchés laitiers dépendront de la capacité à lisser le pic printanier de production, d’où la volonté du Cniel de mettre en place un dispositif de réduction temporaire de production sur le mois d’avril, en accord avec les autorités communautaires. L’assainissement des marchés laitiers dépendra également de l’activation par l’Union européenne de mesures de stockage privé, que le Cniel et ses différentes familles professionnelles appellent à mettre en place le plus rapidement possible.

Benoît Royer, directeur des affaires économiques du Cniel, fait le point sur la conjoncture laitière du mois de mars 2020 :


 

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